Fraisdeau
Fraisdeau
http://www.ludigaume.be/v4/php/lg_article.php?id=274

 L'UEJ (union des éditeurs de jeux) est un organisme qui rassemble nombre d’éditeurs de jeux de société, créé début 2016 et présidé par Mathilde Spriet (Gigamic). L’UEJ organise une dizaine de commissions dont une dédiée à l’éco-conception (EC) et la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE). Les membres de cette commission sont les éditeurs Bioviva, Blam! (responsable commission), Bragelonne Games, Game Flow, Gigamic, Le droit de perdre, Studio Lumberjacks, ...etc. (je n'ai pas la liste complète !).

La commission EC-RSE a fait réalisé une étude (Le livre Blanc de l'écoconception) par un prestataire extérieur spécialisé en matière environnementale. Cette étude fournit des données importantes sur la dimension environnementale de notre loisir. Elle donne également des pistes d’action aux éditeurs et aux distributeurs pour réduire l’impact environnemental de leur activité. En toute transparence, ils ont accepté de me la faire parvenir et je vous en livre ici ma lecture.

Tric Trac
Iskander
Iskander
Merci pour le partage ! 
Gabriel Ombre
Gabriel Ombre
Je me modère :)

Je ne veux surtout pas être contre productif :) Enfin, si, mais pas dans ce sens :)
Albumine Tagada
Albumine Tagada
En quoi obtenir des données concrètes sur la production des jeux que nous consommons serait de la propagande ? Et quel rapport avec EELV ?
Gaite
Gaite
Je pense que c'est comme bcp d'autres secteurs, obligatoirement si tu veux etre moins polluant, tu produis local.

Mais pour que ce soit économiquement acceptable pour le public, tu dois diminuer le nombre d'intermediaires ou tu réduis tes marges, ou alors tu fais vibrer la corde "made in France" qui peut permettre de faire accepter un coût supplémentaire. 

Ceci dit, pas sûr que nous ayons tout le savoir faire en France, peut-être davantage en Europe mais bon, comme mis dans l'etude, le transport de Pologne pollue quasiment autant que le transport de Chine pour 1000 jeux. 

Du coup, cela implique une relocalisation française de la fabrication, mais est-ce si intéressant en terme de volume de le faire, et a-t-on encore le savoir faire ?

Sur un jeu que j'ai pledgé, le createur est clairement embêté par l'imprimeur français qui choisit les delais qu'il veut pour honorer sa commande et met le createur devant le fait accompli, alors que d'autres pièces produites hors France sont arrivées dans les delais et en très bonne qualité. Donc Made in France ne veut pas non plus dire qualité absolue. 

Edit : Là où je rejoins Gabriel Ombre, c'est que l'ecologie n'est pas que de l'equivalent CO2, c'est minimiser l'utilisation de matière en quantité finie, c'est se recentrer sur le nécessaire, et c'est ne pas faire de l'ecologie chez nous pour polluer 3 fois plus le voisin.
​​​

 
Fraisdeau
Fraisdeau
L'étude parle également de l'épuisement des ressources.
Sur les boites en métal par exemple.
Ce point est mentionné dans l'article.

"Les boites en métal sont selon l’étude à éviter du fait des émissions de Co2 mais également pour plusieurs autres raisons dont l’épuisement des matières premières."
Gabriel Ombre
Gabriel Ombre
Il fait beau, je vais aller faire un tour :)
 
Rodenbach
Rodenbach
C'est pas faux.

XavO, "conclut" prend un t à la troisième personne du singulier. Je me permets de relever car ce verbe revient plusieurs fois dans ton article.​​​​​​
Gabriel Ombre
Gabriel Ombre
...
Albumine Tagada
Albumine Tagada
Précision importante : l'article de Xavo n'est qu'une synthèse du Livre Blanc, qu'il ne fait que résumer, sans doute à gros traits (merci à lui, au passage). Donc attendons peut-être de voir avant de balayer l'initiative d'un revers de la main ?

Quant au barème de CO2, c'est une norme, un critère parmi d'autres, retenu parce qu'il est facilement mesurable et reconnu comme facteur majeur du réchauffement climatique. Le rejeter purement et simplement en reviendrait à rejeter le système métrique parce qu'il existe d'autres systèmes de mesure : ce serait se priver d'un outil important de mesure et de... comparaison, justement.

Celles qui ouvrent l'article servent seulement d'illustration, d'accroches. Je doute fort que les auteurs du Livre Blanc se contentent de ce type d'infographies faciles (enfin, je n'espère pas !). En revanche, le reste de l'article de Xavo aborde bien d'autres sujets, dont celui du transport (lui aussi traduit en CO2, ce qui paraît normal) et des ressources utilisées.

Du coup, je trouve plutôt sain que des éditeurs se regroupent pour aborder ces questions, produire une synthèse et élaborer des pistes de recherche. Greenwashing ou pas (le greenwashing implique quand même des campagnes de com de grande ampleur, ça ne me paraît pas être le cas ici), c'est le seul moyen pour que l'industrie modifie certaines pratiques (pis ça tombe bien, c'est justement au moment où ça devient compliqué de produire en Chine, ça alors^^).

 
Blacksad290
Blacksad290
Vous êtes tombés dans le panneau du sujet polémique par excellence.
je me demandais quand est ce que ça aller mordre.
c’est fait.
Fraisdeau
Fraisdeau
Albumine Tagada dit :Du coup, je trouve plutôt sain que des éditeurs se regroupent pour aborder ces questions, produire une synthèse et élaborer des pistes de recherche. 

Je n'ai pas vu ces pistes de recherche.
​​​​​​
Produire loin pollue. Soit.
- Mais alors il faut produire près de chaque lieu de consommation ?
A quelle echelle? Continent, pays, région, ville, quartier?
Quid des économies d'échelle grâce à l'industrialisation ?
A-t-on les capacités de production localement ? 

Le dernier km (boutique-client) pollue. Soit.
On supprime le e-commerce?
On interdit aux clients de venir en boutique en voiture?
On supprime les salons internationaux? Ou on les interdit au public?

Le jeu en ligne pollue. Soit.
On fait quoi?

Le KS pollue. Soit.
On fait quoi?
Plusieurs distributeurs livrent leurs KS en boutiques. Ça entre ainsi dans le flux classique.
L'article ne le mentionne pas.

L'article parle du bois vs métal et plastique. Soit.
On va faire des boites en bois, des jeux en bois?
C'est beau. Mais c'est cher, moins malléable que le plastique, peu résistant à l'eau, + lourd et donc plus cher en € et CO2 à transporter.

... Bref, du constat à des solutions viables, il y a un gap.
Et comme on dit dans l'Underground "Mind the gap!"
 

Gabriel Ombre
Gabriel Ombre
Je suis pour la paix des braves :)
Albumine Tagada
Albumine Tagada
Gabriel Ombre dit :
En ce moment, l'urgence climatique commence à envoyer des signaux vraiment très forts : inondations, feux de forêts, Courants marins en voie de disparition, épisodes caniculaires... Y'a pas qu'une histoire de CO2.
 

Pas que... mais la concentration du CO2 reste le principal facteur de l'accroissement de l'effet de serre et donc du réchauffement climatique, qui entraîne justement les effets que tu listes. On va dire que ces derniers sont des symptômes d'une maladie en (très) grande partie causée par les émissions de CO2. Du coup, sa mesure et les comparaisons qu'elle peut entraîner ne me paraissent pas si à côté de la plaque que ça.
Quant à la faiblesse des réactions face à la catastrophe climatique, on sera au moins d'accord là-dessus... mais c'est un autre débat, là aussi !

Fraisdeau
Fraisdeau
Albumine Tagada dit :
Gabriel Ombre dit :
En ce moment, l'urgence climatique commence à envoyer des signaux vraiment très forts : inondations, feux de forêts, Courants marins en voie de disparition, épisodes caniculaires... Y'a pas qu'une histoire de CO2.
 

Quant à la faiblesse des réactions face à la catastrophe climatique, on sera au moins d'accord là-dessus... mais c'est un autre débat, là aussi !

Le dilemme du prisonnier, bien connu de la théorie des jeux.
On z collectivement intérêt à coopérer.
Mais si l'un coopère et les autres non, celui qui coopère perd.
Donc personne ne coopère.
Resultat: on perd tous.

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Dilemme_du_prisonnier

Ajoute à ça le gros décalage spatial et temporel entre pollution et changement climatique (on subit actuellement las effets climatiques de la Révolution industrielle, l'île de France subit la pollution des centrales à charbon allemandes décidées par les Grunen...qui maintenant regrettent l'arrêt du nucléaire allemand), et on a un bon cocktail pour ne rien faire.

​​​​

Tintaglia
Tintaglia
Juste pour signaler que Andrew Navaro a lance un KS (justement) afin de répondre a sa façon au challenge environnemental posé par l'industrie du jeu:


Par ici que ca se passe : EarthBorne Rangers

Des produits qui durent
Des composants de haute qualité associés à une présentation attachante et réfléchie font d'Earthborne Rangers un jeu que vous voudrez dans votre collection pour la vie. La boîte de base, bien que recyclable, est robuste et conçue comme une solution de stockage permanente pour votre collection de cartes.

Le recyclage et la valorisation des déchets
Pas de plastique à usage unique. Tous les emballages sont réutilisables, minimaux, recyclables et biodégradables. Notre objectif est que tous les composants du jeu Earthborne Rangers soient entièrement recyclables, biodégradables et/ou compostables.

Des matières durables
Tous les composants des Earthborne Rangers seront fabriqués à partir de papier certifié FSC ou à partir de sources de papier alternatives. Aucun produit pétrochimique ne sera utilisé dans aucun de ses composants ou emballages. Les modules complémentaires seront fabriqués à partir de matériaux naturels recyclables, biodégradables ou compostables.

Des usines respectueuses de l'environnement
Earthborne Games s'engage à travailler avec des usines qui partagent notre vision de la durabilité environnementale. Chaque usine que nous envisageons prend activement des mesures pour réduire son empreinte carbone grâce à l'utilisation d'énergie propre, à la réduction des déchets ou à d'autres pratiques respectueuses de l'environnement dans ses installations. Ces usines travaillent également avec des fournisseurs qui utilisent des pratiques durables dans l'approvisionnement en matières premières.

Distribution durable
Notre objectif est de fabriquer des Earthborne Rangers aussi près que possible de la majorité de ses bailleurs de fonds, et si nos objectifs régionaux d'extension sont atteints, nous fabriquerons dans plusieurs usines à travers le monde. Quel que soit l'endroit où Earthborne Rangers est fabriqué, il sera distribué à partir des centres de distribution régionaux. La fabrication régionale associée à la distribution régionale minimisera la distance que le jeu parcourra de l'usine à votre porte, réduisant ainsi les émissions de carbone.


Les coûts de matériaux et de fabrication prévus pour les Earthborne Rangers sont de plusieurs ordres de grandeur supérieurs à ceux de produits comparables sur les marchés de détail (avec lesquels nous sommes très familiers). Le coût est la principale raison pour laquelle la fabrication régionale et les matériaux durables ne sont pas souvent (voire pas du tout) utilisés dans la production de jeux de table. Malgré tout, nous faisons notre part pour empêcher les bailleurs de fonds de supporter ces coûts autant que possible en offrant des remises pendant la campagne et en acceptant des marges inférieures à celles standard du secteur.
jwel_01
Gabriel Ombre
Gabriel Ombre
Évidemment que c'est un sujet polémique :)

Donc c'est bien normal d'en discuter, chacun avec ses sensibilités et donc son point de vue.

L'important étant de se respecter.

Donc il n'y a pas d'autre panneau que celui qui avertit : attention, dans ce sujet vous risquez de dévoiler une partie de votre opinion.

Quant au pop corn... Il ne me semble pas, par exemple avec Albumine Tagada, que nous nous affrontons tels des gladiateurs dans l'arène. Donc il n'y a pas grand chose à attendre, désolé.

Merci pour ton message aussi, Tintaglia. Je ne connaissais pas ce projet qui va à mon sens, bien sûr, dans la bonne direction. Je remarque juste que la localisation comprend l'anglais, l'allemand et l'italien. Pas de français donc... Dommage.

Dans la même veine, je suis Solutions: the game, aussi sur KickStarter.

Bien que je n'apprécie pas vraiment le crowdfunding actuel, je trouve que ces projets renouent avec ce qui faisait son intérêt à l'origine : faire connaître des projets qui n'auraient pas pu se développer ni se faire connaître sans.

Le calcul de l'équivalent CO2 est à l'origine conçu par le GIEC dans un but facilitateur. Il se base sur des comparaisons des effets de 6 gaz à effet de serre, définis dans le protocole de Kyoto. Les taux de base choisis pour les calculs tentent de tenir compte des effets dans le temps de chaque gaz. C'est pourquoi l'équivalent CO2 est calculé à partir des effets sur une période de 100 ans pour uniformiser. Il existe aussi une alternative sur 20 ans. Le CO2 est responsable pour les deux tiers du réchauffement climatique. Mais par exemple, la part du méthane est loin d'être négligeable surtout dans les premières années de son rejet... Or le calcul se fait sur un taux de 100 ans par défaut. Le GIEC admet lui même que cet indicateur est loin d'être parfait et qu'il sert de prétexte à l'industrie pour se créer une image propre, entre autres. J'ai donné l'exemple du secteur automobile.

​​​​​
Mais c'est surtout les comparaisons qui m'ont fait bondir ! Si ce n'est pas intentionnel c'est particulièrement maladroit. Mais je pense que c'est intentionnel.

Tout pollue mais il faut bien vivre. La pollution, c'est surtout la frontière qu'il ne faudrait pas franchir pour se mettre en danger.

Enfin, un livre blanc, c'est un recueil de bonnes intentions, sans véritable effet de contrainte. Nul besoin d'attendre sa réalisation pour commencer à se positionner. C'est un peu comme la création de commission, c'est le meilleur moyen de ne pas agir sans que ça se voit trop.

Donc, des actes :)

N'oublions pas que le jeu, c'est une infime partie du problème global. Mais c'est génial qu'il participe, comme le colibri, a trouver des alternatives. Pour l'instant c'est quand même encore marginal.

Bonne journée :)

 
XavO
XavO
Merci pour le partage sur le forum.

Il y a dans le document fourni par l'UEJ un peu plus de contenus que ce que j'ai mis dans l'article : j'ai repris les conclusions de chacun des chapitres et une partie des éléments fournis. Le gros du rapport est là. Je suis d'accord sur le fait qu'il y a un certain amateurisme dans le document dans la forme et le fond (par exemple on ne sait pas qui l'a fait). N'étant pas du domaine, je me suis abstenu de juger cet amateurisme. J'ai néanmoins voulu montrer, sans être spécialiste, que les comparaisons sont assez limites, d'où mon point par exemple sur l'accord de Paris.

Pour participer à la commission Environnement de ma boite, je sais à quel point il est difficile d'avancer sur ce sujet. Pourtant, je bosse au sein d'une coopérative dite de l'économie sociale et solidaire avec plein de gens super dedans, tous entrepreneurs de leur propre activité. Mais le sujet est vaste, les remises en cause profonde, difficile voire impossible pour certain. Sans nullement nier que le carbone n'est qu'une problématique environnementale parmi d'autres et sans non plus être dupe du fait que cela soit un marché, nous avons également eu ce point d'entrée dans notre approche car ce sujet permet d'évaluer sa propre activité de façon assez précise. Il y a beaucoup de référentiels et d'outils à disposition. Nous n'avons pas fait appel à des spécialistes (sur conseil de l'ADEME) car ils vendent des machines à gaz pour grands groupes et parce que cela coûte très cher (plusieurs milliers d'euros). Je pense que l'UEJ est dans cette démarche. 

Pour être tout à fait transparent, j'ai voulu être positif : faire confiance, croire en la sincérité de l'UEJ et voir ce que ce rapport nous dit de notre loisir et ce que l'on peut en faire dans notre pratique. Je crois que c'est un signal intéressant et ce d'autant plus que l'étude n'est pas publique : j'ai du la demander. Il n'y a pas eu un beau bilan RSE sur papier glacé. Ils ont produit le doc et il ressemble surtout à un document de travail.

Hurler au greenwashing et à la caricature environnemental  me semble contreproductif. On ne peut demander un bilan complet de l'impact de l'industrie du jeu de société sur toutes les dimensions environnementales possibles. Par exemple, il faudrait que l'UEJ évalue son impact sur les 9 limites planétaires (le changement climatique, l’érosion de la biodiversité, la perturbation des cycles biogéochimiques de l’azote et du phosphore, les changements d'utilisation des sols, l’acidification des océans, l’utilisation mondiale de l’eau, l’appauvrissement de la couche d'ozone stratosphérique et l'augmentation des aérosols dans l’atmosphère) et ... agisse. Oui ce serait magnifique mais qui peut croire que cela va se faire ou que cela soit même faisable ? L'UEJ diffuse aujourd'hui l'idée qu'il faut arrêter avec la production chinoise, l'usage du plastique et du métal, montre, par le carbone, que la surconsommation de jeux de société est un problème ! Remontons 3 ans en arrière : le sujet n'existe tout simplement quasiment pas. Quand j'écris mon premier article sur le sujet en 2018 et que je poste le lien sur un groupe FB, j'ai des réactions épidermiques de personnes qui veulent acheter des tonnes de jeux. Quand Gus&Co et Ludigaume intègrent l'écoscore en 2019, nous sommes suivis par... personne ! Par contre, ils sont légions à nous expliquer pourquoi c'est imparfait ! Je sais bien que cela avance trop lentement. Aujourd'hui, les pros font quelque chose. On est loin, très loin de ce qu'il faudrait faire (sauf chez Opla...), mais, pour moi, qui ait une expérience similaire dans ma coop, c'est quelque chose. Maintenant, attendons d'autres actes.
Albumine Tagada
Albumine Tagada
Gabriel Ombre dit :

Quant au pop corn... Il ne me semble pas, par exemple avec Albumine Tagada, que nous nous affrontons tels des gladiateurs dans l'arène. Donc il n'y a pas grand chose à attendre, désolé.
 

Ah oui, je confirme^^. D'autant qu'on est presque tous ici d'accord sur le fond, à savoir l'urgence écologique. Du coup, je ne vois pas ce que ce sujet aurait de "polémique par excellence" au point de sortir les pop-corns ?!

Sinon, tout à fait en phase avec l'analyse de Xavo.

Pikaraph
Pikaraph
Disons que les gesticulations de nos politiques en terme d'écologie montrent bien leur manque de volonté à faire avancer la chose.
Typiquement, pour faire plaisir aux uns, on va réduire la part du nucléaire, soit. Mais d'un autre côté, on veut réduire la génération de CO2... cherchez l'erreur.
Tout ceci est une stratégie électoraliste fondée sur un court-termisme crasse qui fait porter la responsabilité de la pollution sur le citoyen, alors qu'il ne représente qu'une part infime de la production générée par l’activité humaine.
Concrètement, si on voulait vraiment faire de l'écologie le point central des divers programmes, l'économie ne serait pas à la fête, donc c'est directement disqualifiant. L'écologie ne se traite pas à part du reste, tout doit être architecturé autour de cette notion, or ce n'est pas du tout ce qui est fait, on ne voit fleurir que des mesurettes pour faire joli.

Je ne pense pas que ce seront les citoyens en allant faire leurs courses à vélo dans des marchés bio (je grossis volontairement le trait) qui changeront quoi que ce soit. Ce qui pollue réellement c'est l'industrie et le transport = la mondialisation. Tant que les différents gouvernements ne verront que leur sacrosainte économie en ligne de mire, vous pouvez toujours réduire vos douches, rouler en voiture électrique, faire pousser vos légumes, arrêter de manger du bœuf, ça n'aura aucun impact, et j'en suis le premier attristé.

Pour ce qui concerne la fabrication de jeux de plateau, nous avons toutes les compétences pour les fabriquer en France (cartonnerie, plasturgie), le seul souci, c'est que ce n'est à l'heure actuelle pas suffisamment rentable de le faire.
Comme la majorité des clients n'est pas prête à payer plus cher (ce n'est pas 10% de plus, c'est 3x plus cher), seules des mesures politiques fortes permettront de forcer la chose : taxes à l'import suffisamment élevées pour dissuader la fabrication à l'étranger de ce que l'on est capable de faire sur place, aides pour la fabrication en local, etc. et surtout accepter que ceci va générer de la pollution en France et pas dans un autre pays.

Bref, à mon sens, seule une politique globale de mise en pivot central du thème écologique peut fonctionner.
Gabriel Ombre
Gabriel Ombre


Longue vie à Ludigaume et à Gus&co :)

 
Fraisdeau
Fraisdeau
Perso,je vois une solution technique aux problèmes posés par le livre blanc.
Editer des jeux uniquement avec des éléments standard. Les joueurs puisent dans leur stock ou complètent avec tel ou tel élément. Et téléchargent la règle du jeu.

Le seul ennui est que ça ne rapporte rien aux créateurs.
En tout dans la vente de jeux. 

C'est ce qui se passe pour les jeux traditionnels et dans une certaine mesure les sports.
Il reste pourtant du business: l'animation, l'organisation de tournois, les bouquins de stratégie, les droits de retransmission de tournois, les paris, le sponsoring.

Il pourrait y avoir des bonus payants (versions de luxe, extensions, variantes...)
Blacksad290
Blacksad290

https://www.dailymotion.com/video/x5oormr
Fraisdeau
Fraisdeau
Blacksad290 dit :
https://www.dailymotion.com/video/x5oormr

Cette vidéo devait venir à un moment ou un autre.
C'est un peu le point Godwin de la discussion écolo.

Blacksad290
Blacksad290
En fait le point Godwin était déjà dans le titre.
le thème écolo a déjà était essayé plusieurs fois sur ce site et …… 
…. rien si ce n’est du blabla.
 
Gabriel Ombre
Gabriel Ombre
Écologie, ce n'est pas un thème :/

Ce n'est pas parce que 99% des élus EELV sont complètement à côté de la plaque tectonique que ce n'est pas une chose sérieuse.

Et j'en vois pas beaucoup de bla bla parmi les participants à ce fil de discussion.

Va dire ça a XaVo qui tente de faire bouger les lignes et à tous ceux qui sont plus ou moins anonymement engagés dans les domaines environnementaux ou sociaux.

Alors on va éviter la caricature de l'écolo urbain en vélo vegan, siouplait. Celui là, il fait plus de mal à l'adoption générale d'un comportement responsable que de bien.

Et on ne va pas culpabiliser non plus ceux qui sont tombés dans tous les pièges et excès de notre société où il faut consommer pour se sentir exister. Simplement parce que pendant des années les politiques les ont menés en bateau et que maintenant on fait porter la responsabilité des hausses de prix et taxes sur l'écologie plutôt que d'assurer les erreurs du passé.

Dans les jeux, ce qui est intéressant c'est de pouvoir garder une économie qui permette aux acteurs de vivre de leur travail et aux joueurs de pouvoir jouer sans y laisser leur porte monnaie. Un équilibre, quoi.

Bon, c'est pas mal de bla bla, tout ça, hein ? N'empêche que pour s'expliquer, c'est plus facile de le faire avec des mots.

Pour les actes, je n'attends pas grand chose des grands groupes tant qu'il n'y aura pas une contrainte économique qui les obligera à bouger.

Mais c'est aussi à chacun de se positionner : achats réfléchis de jeux auxquels on va vraiment jouer plusieurs années, freinage sur les jeux hors de prix qui finalement n'apportent pas grand chose de plus. Je préfère nettement un joueur de figurines qui dépense pour son armée car il la jouera souvent qu'un amateur de boîtes qui va empiler les titres juste pour dire: je l'ai !

Mais chacun fait comme il veut. Mais faudra pas dire : je savais pas.

J'ai 42 jeux dans ma bibliothèque, j'arrive pas à moins sans me sentir frustré. Eh bien tant pis, ce seront 42 jeux : tous joués, aucun sous pochette. Et la limite sera sans doute de 50 à 60 alors que je voulais initialement me limiter à 20. Bon ben je vais pas me prendre plus la tête pour ça !

Il ne sagit pas d'extrémisme, il s'agit de comportement (a peu près) raisonnable. On peut le faire pour les jeux et surtout dans la vie :)

Autre chose ?
Fraisdeau
Fraisdeau
Dans le e-commerce, il y a 2 cas:
- les produits rares vendus par des boutiques sans réseau (le cas du jeu)
Quand on commande, le jeu vient de la boutique vendeuse. Typiquement de Strasbourg pour le cas de la plus grosse boutique.
- les produits de consommation courante et/ou vendus par des réseaux commerciaux.
Dans ce cas, le volume de vente est assez prévisible et il y a des stocks dans les grandes villes.
Résultat: le produit voyage peu depuis la boutique.

Dans le jeu, qu'est-ce qui empêche des boutiques dans plusieurs grandes villes de s'associer pour gérer un stock commun?
Ainsi quand je commande sur boardgamemydreamshop , la boutique la plus proche qui dispose du jeu me livre, ou me dit que le jeu est disponible dans ma boutique locale si je préfère aller le chercher.

Ça leur permettrait aussi de plus concurrencer le leader.
C'est bête à dire, mais parfois (souvent?), quand je commande en ligne un produit, je ne sais pas s'il est disponible près de chez moi. Et donc en quelques clics, je déclenche un transport de centaines de km, alors que peut-être je pourrais acheter à 2 pas de chez moi.

Je ne comprends d'ailleurs pas pourquoi Hachette, qui dispose d'un énorme réseau commercial, ne propose pas ce type de services.
​​
enpassant
enpassant
Fraisdeau dit :Dans le jeu, qu'est-ce qui empêche des boutiques dans plusieurs grandes villes de s'associer pour gérer un stock commun?

Le manque d'entente entre les boutiques peut-être.

Tintaglia
Tintaglia
Gabriel Ombre dit :
Merci pour ton message aussi, Tintaglia. Je ne connaissais pas ce projet qui va à mon sens, bien sûr, dans la bonne direction. Je remarque juste que la localisation comprend l'anglais, l'allemand et l'italien. Pas de français donc... Dommage.

re hello,
Je ne veux pas polluer la discussion de fond générale avec un jeu en particulier, par ailleurs je ne veux pas rentrer dans les détails techniques de KickStarter, néanmoins je vais préciser le point.

Les backers français ont en effet réclamé, pour des raisons de langue en vérité plus que par soucis de vrai localisation, une traduction VF. Andrew Navaro est en cours de négociation avec des éditeurs et la VF pourrait être disponible pendant le Pledge Manager. Le Pledge Manager serait accessible même pour ceux n'ayant pas backer pendant le KS, sur le principe de la pre commande.

Le problème rencontré est que la négociation avec un éditeur français vient fortement gréver les marges déjà faible d'une production écoresponsable locale, donc si tout le monde doit s'y retrouver le consommateur devra payer beaucoup plus cher. 

A deux jours de la fin du KS on voit que le minimum de 2000 boites recquises pour une production locale sera atteint aux US/Canada, par contre cela est beaucoup plus difficile en Europe avec des backers qui souhaitent des versions traduites du jeu. Hors il me semble qu'il n'est pas possible pour un imprimeur de considérer les tirages comme faisant parti du même lot si les langues sont différentes (a confirmer je ne suis pas un spécialiste du tout).
En gros la on se retrouve avec 300 boites UK, 400 boites germaniques, 100 boites italiennes. 70 francais ont backé mais la pluspart attendent une VF. Le cout de revient d'une production aussi hétéroclite est sans doute assez élevé.

Pour ce qui est de la facilité à trouver les compétences et le savoir faire en local, j'ai vu plusieurs fois des editeurs se plaindre du savoir faire local. Je pense que les compétences inhérentes existent, mais pour les mettre en oeuvre cela semble compliqué, car les outils de production dédiés n'existent pas. 
Par exemple pour EarthBorne Games les créateurs ont du renoncer à utiliser des dés, car faire des dés "custom" pour le jeu ne pouvait se faire qu'en chine. J'avais compris que pour le "boitage" si production en europe il fallait être tres classique. POur leur premier jeu ils sont d'ailleurs partie sur un jeu de cartes, car plus simple a produire qu'un jeu avec un plateau de jeu ou d'autres elements plus originaux.

J'avais backé un autre jeu (dont la VF est en cours je ne sais plus chez qui :( ), mais dont je ne suis pas aussi fiers car produit en chine, et qui avec le recul me parait être bien plus green marketing même si l'intention des auteurs est peut être sincère avec un partenariat avec une fondation de sauvegarde de la faune.

"Nous sommes ravis d'accueillir à nouveau notre équipe avec le Center for Biological Diversity, un groupe environnemental national avec une équipe incroyable d'avocats, de scientifiques et d'organisateurs qui se battent chaque jour pour la faune en voie de disparition et leurs maisons. Grâce à notre alliance, chaque jeu joué fera avancer la mission du Centre et contribuera à accroître la sensibilisation au besoin vital d'agir maintenant pour sauver la nature. De plus, dans le gestionnaire de promesses de dons post-campagne, nous donnerons tous les fonds du "Tip Jar" au Centre, et nous les soutiendrons avec une partie du produit des ventes non Kickstarter. (Les conditions de Kickstarter interdisent expressément le don direct de fonds de campagne.)"

Endangered

Fraisdeau
Fraisdeau
enpassant dit :
Fraisdeau dit :Dans le jeu, qu'est-ce qui empêche des boutiques dans plusieurs grandes villes de s'associer pour gérer un stock commun?

Le manque d'entente entre les boutiques peut-être.

En effet.

J'avais lu une étude sur les défauts de l'économie française (au regard de la compétitivité, hein, aucun jugement de valeur).
Et le manque d'ETI, entreprises de taille intermédiaire, grosses PME est important , par rapport à l'Italie par exemple dont c'est la force. Et une des raisons était que les PME françaises tiennent à leur indépendance.

Aucun jugement de valeur, ils ont droit à leur Indépendance chérie.
​​​​​​

Saxgard
Saxgard
Un problème qui ne me semble pas être abordé et qui serait également une bonne raison de produire localement, c’est celui de l’hégémonie économique (chinoise, américaine, et indienne?). C’est un problème grave. Suffit de voir comment la chine gagne du terrain au sens propre comme figuré. Et je parle même pas des états unis.

En temps de crise on a vu ce que ça donnait.

Une taxation dépendante du lieu de production serait peut être une bonne chose. Pour rendre plus compétitif les produits locaux. 

Mais notre gouvernement n’est plus au service du « peuple » mais à la solde des grosses multinationales. Celles qu’on subventionne avec nos impots mais qui licencient et délocalisent. Et ne payent pas leurs impots grâce aux paradis fiscaux. Les mêmes à qui ont refile les services publiques qui étaient pourtant rentables.
Mais là je m’égare.

Sur un sujet concernant Maracaibo on avait abordé sa production. Qui était faite en europe pour certaines langues mais en chine pour la version française.
Il y avait eu une intervention intéréssante de l’édteur. Je crois que c’est Super Meeple?

Pour résumer :

Quand on parle de localisation il faut aussi prendre en compte si les entreprises locales sont à la pointe de la technologie et pollue moins que celles de chine par exemple
Les ressources nécessaires pour produire localement, d’où viennent telles ?
etc.

Quoi qu’il en soit parler de production et d’écologie c’est du non sens.