Nidavellir
Par Serge Laget
Illustré par Jean-Marie Minguez
Édité par GRRRE Games
2 à 5 joueurs
Nombre de joueurs
10 à 120 ans
Âge
60 min
Temps de partie
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Jeu nain ou draconien ?

9,0
Dernière oeuvre en date de Serge Laget, Nidavellir est un jeu d’enchères cachées et de collection, deux mécaniques auxquelles j’ai habituellement quelques réticences, si finement associées et pensées ici que le jeu m’a passionné. C’est déjà qu’aucune carte n’est mauvaise, toutes s’ajoutant aux autres de la leur classe pour renforcer (parfois exponentiellement) les points qu’elle apporte, et si l’on en avait encore aucune parce que l’on ne misait décidément rien sur cette couleur, c’est encore une aubaine, chaque rangée de cartes d’une collection différente octroyant un puissant avantage.

C’est en outre que perdre une enchère accroît ses chances de remporter la suivante, puisque l’on commence avec le même lot de cinq pièces de valeurs différentes, de sorte qu’attribuer une pièce plus faible (probablement plus perdante) à un lot permet d’en attribuer une plus forte à un autre. Et si l’on est battu sur tous les lots, c’est probablement parce que l’on a volontairement recouru à ses pièces les plus faibles… afin de faire fructifier les plus fortes, de les rendre plus fortes encore, dans un coin-building particulièrement stimulant.

Tout dans Nidavellir est ainsi pensé pour être satisfaisant, pour conférer sans jamais s’avérer punitif, frustrant ou long un sentiment de puissance croissante, dans un captivant travail d’équilibrage donnant pleinement son sens à chaque action, et plus généralement à chaque mécanique. Il est difficile de décrire sans trop rentrer dans les détails tout ce qui fonctionne dans ce jeu, et à quel point il faut dépasser ses légitimes réticences face à un manuel de règles trop touffu pour se laisser séduire par son accessibilité et sa très grande richesse, et même par une thématisation fantasy qui sait ne pas être trop pesante, si soignée qu’elle pourrait laisser espérer une extension – peut-être pour affronter le dragon ?

L'intégralité de la critique de Nidavellir est lisible sur VonGuru : https://vonguru.fr/2020/04/12/nidavellir-collectionnez-la-meilleure-armee-de-nains-pour-vaincre-le-dragon/

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